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CAMP

CAMP

Depuis près de vingt ans, CAMP s’emploie à démanteler les structures de pouvoir dans le monde du cinéma. Shaina Anand, cofondatrice du studio, nous montre comment transformer les caméras de vidéosurveillance en outils créatifs, détourner les infrastructures de sécurité à des fins artistiques et redéfinir le contrôle de l’image.

Dread Scott

Dread Scott

À la Biennale de Sydney, Dread Scott ressort de l’ombre un projet fondateur : Lockdown, une série de portraits photographiques réalisés dans les prisons étatsuniennes au tournant des années 2000. Une œuvre que l’actualité n’a pas rendue caduque – elle l’a rendue urgente.

Behrouz Boochani, Vernon Ah Kee, Hoda Afshar

Behrouz Boochani, Vernon Ah Kee, Hoda Afshar

Comment rendre visible ce qui est tenu hors champ ? Entre écoute et contournement, cette œuvre collaborative affronte l’incarcération des enfants autochtones et fait de l’image un espace de résistance.

Lamia Joreige

Lamia Joreige

Chez Lamia Joreige, le déplacement est à la fois sujet et geste. L’artiste remue les archives. Elle les traduit, les transpose, les superpose ; elle explore les convergences du passé pour mieux éclairer le présent. Regards sur une œuvre polymorphe où l’Histoire se déploie en miroirs, entre l’Asie de l’Ouest et l’Océanie.

Cannupa Hanska Luger

Cannupa Hanska Luger

À la White Bay Power Station, le silence industriel s’ouvre à des voix venues d’ailleurs. Des crânes de dingo en céramique font vibrer l’espace, portés par un souffle mécanique qui réveille des échos anciens. Entre grotte contemporaine et rituel technologique, l’œuvre de Cannupa Hanska Luger brouille les frontières entre le vivant et la machine.

Nahom Teklehaimanot

Nahom Teklehaimanot

Comment dire l’exil, lorsque les voix de ceux qui le traversent sont réduites au silence ? Nahom Teklehaimanot est un passeur de mémoires. Il peint comme on raconte des histoires, pour se souvenir.

Womanifesto

Womanifesto

« Comment parvenir à se rassembler aujourd’hui, dans un monde fragmenté de toutes parts ? » À travers une œuvre en patchwork, Womanifesto nous invite à tisser des espaces de partage et tenter, sinon de réparer, d’apaiser au moins nos esprits.

Adelita Husni-Bey

Adelita Husni-Bey

À partir d’archives et de récits d’une histoire passée sous silence, Adelita Husni-Bey nous plonge dans le passé colonial de la Libye, récemment submergée par les eaux. Entre théâtre et poésie, Like a flood nous invite à (re)penser nos rapports à la terre et aux corps – le nôtre, et celui des autres.

Mahmoud Khaled

Mahmoud Khaled

De Lisbonne à Sharjah, en passant par Istanbul, Mahmoud Khaled nous plonge dans un décor architectural saisissant. Toute en trompe-l’œil, son œuvre se fait le miroir d’une ville futuriste, où se reflètent subtilement imaginaire capitaliste et rhétorique du pouvoir.

Shivanjani Lal

Shivanjani Lal

En transformant la canne à sucre en mémorial et le curcuma en encre du souvenir, Shivanjani Lal montre que l’histoire n’a pas toujours besoin d’archives officielles pour être racontée.
Cécile B. Evans

Cécile B. Evans

Je confie mes souvenirs à un « nuage ». Photos, voix, fragments de vie. Et si tout cela s’évaporait ? Si la mémoire numérique, trop pleine ou trop fragile, me trahissait soudainement ?

Mila Turajlić

Mila Turajlić

L’archive est une matière vivante en perpétuelle transformation. À chaque mouvement du kaléidoscope, l’artiste Mila Turajlić en révèle une infinité de récits, personnels ou politiques, toujours changeants et recomposés.

Raven Chacon

Raven Chacon

Aux confins du désert de Sharjah, un village abandonné apparaît sous le sable. Entre silence, brises du désert et chants bédouins, une œuvre sonore réveille les échos d’un passé jamais tout à fait effacé.

Eimear Walshe

Eimear Walshe

Dans une installation en triptyque mêlant la voix, l'image et l’architecture, Eimear Walshe dresse le portrait d’une Irlande ambivalente. Avec une ironie mordante, l’artiste met en lumière les questions sociales et rurales soulevées par la crise du logement depuis la fin du 19e siècle.
Nigeria Imaginary

Nigeria Imaginary

Un manifeste nigérian autour de la mémoire collective, locale et diasporique ; tel est le sujet du pavillon nigérian pour sa deuxième participation à la Biennale de Venise. Chacun à leur manière, les huit artistes explorent l’histoire, les souvenirs et les aspirations nationales du grand pays ouest-africain.
Petticoat Government

Petticoat Government

Telle une épopée homérique, le Petticoat Government imagine un scénario retraçant les pérégrinations des géants et de leurs communautés. Chapitre après chapitre, ce parcours initiatique dessine les contours d’un collectif engagé et ondoyant, entre transgression et transmission.
Erick Meyenberg

Erick Meyenberg

Le pavillon mexicain se transforme en espace immersif qui raconte l’histoire d’une famille en exil. Expérience incarnée de la liminalité : les étrangers sont ceux qui sont et ne sont, ni ici, ni là-bas, mais bloqués dans un sas à Venise.
Julien Creuzet

Julien Creuzet

« L’art est parfois trop limité à la vue » déclare Julien Creuzet. Sculpteur, poète, musicien, vidéaste, l’artiste fait vibrer tous les sens du visiteur au sein du pavillon français. Plongée au cœur de l’océan protéiforme de Julien Creuzet.
Koo Jeong A

Koo Jeong A

Convoquant les souvenirs olfactifs d’une péninsule coupée en deux, le pavillon coréen tente une réconciliation à plusieurs échelles de l’histoire des deux Corées, entre le Nord et le Sud, entre la diaspora et les résidents, entre les anciens et les plus jeunes.
Guerreiro do Divino Amor

Guerreiro do Divino Amor

Dans le pavillon suisse, Guerreiro do Divino Amor présente les 6e et 7e chapitres du Superfictional World Atlas : Le Miracle d’Helvetia et Roma Talismano. Embarquement pour une épopée loufoque de sabotage des discours de suprématie forgés dans les imaginaires collectifs.
Anna Jermolaewa

Anna Jermolaewa

Dans une installation immersive où se mêlent mémoires individuelle et collective, l’artiste revisite la célèbre œuvre de Tchaïkovski, transformée en lieu de résistance politique. Un récit poignant dans lequel elle retrace une part de son histoire, depuis son enfance en URSS jusqu’à son exil en Autriche.
Sandra Gamarra Heshiki

Sandra Gamarra Heshiki

Sous les apparences les plus classiques d’une galerie de peintures bien ordonnée, Sandra Gamarra défie les récits coloniaux et propose une perspective inversée à partir des collections muséales espagnoles. Bienvenue dans le théâtre du musée décolonial.
Fatiha Zemmouri, Majida Khattari, Safaa Erruas

Fatiha Zemmouri, Majida Khattari, Safaa Erruas

C’est sur un faux départ que le Maroc a fait son entrée dans l’histoire de la Biennale de Venise. Du pavillon marocain au pavillon imaginaire, rencontre avec trois artistes dont l’œuvre explore le fait d’être étranger, chez soi et ailleurs, dans toute sa complexité.
Everything Precious is Fragile

Everything Precious is Fragile

Qu’y a-t-il de plus fragile que ce que l’on ne voit pas ? Pour la première fois, le pavillon béninois compose à Venise une partition à quatre voix, où résonnent les échos d’un héritage culturel aussi précieux que fragile.
Márton Nemes

Márton Nemes

Entre nappes de techno et lumières stroboscopiques, Márton Nemes transforme le pavillon hongrois en une expérience holistique et incite à observer les effets de la polarisation dans toute sa polysémie.