Le Grand Tour est la revue des biennales d’art contemporain. À mi-chemin entre le magazine et le livre d’art, elle se conserve comme une archive de la création contemporaine.
Chaque numéro propose une immersion dans les biennales qui rythment l’agenda de l’art en train de se faire. Initiée par deux historiennes de l’art, Le Grand Tour va à la rencontre des artistes et des commissaires d’exposition pour retracer leur parcours et processus créatifs dans un format innovant.
Contributions
Evelyne Cohen est rédactrice en chef pour Le Grand Tour. Diplômée de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire de l’art et de l’EM Lyon en management, elle a d’abord travaillé une dizaine d’années dans les industries de la mode et du luxe dans des fonctions marketing (Guerlain, Zadig & Voltaire, Kenzo) avant de reprendre ses études en histoire de l’art. Spécialisée en histoire de la photographie, elle est membre du Collège International de Photographie et mène des projets d’expositions sur la photographie contemporaine.
Violaine Epitalon est rédactrice en chef adjointe pour Technikart et spécialisée en médias et relations de pouvoir. Stimulée par les sujets de niche, elle se prend de passion aussi bien pour les pratiques marketing de Kim Kardashian que pour le régime alimentaire de Louis-Ferdinand Céline.
Katerina Feleniuk est monteuse vidéo et créatrice d’illustrations pour Le Grand Tour. Diplômée de Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire de l’art, elle réside entre la France et le Mexique, poursuivant ses intérêts pour l’art et le cinéma.
Julia Hancart est historienne de l’art et rédactrice en chef adjointe pour Le Grand Tour. Diplômée de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Sciences Po Paris, elle a travaillé au sein d’institutions publiques (Cnap, Centre Pompidou) et privées (Gagosian, Thaddaeus Ropac). Elle a coordonné le numéro inaugural des Cahiers du Collège International de Photographie, et mène actuellement des recherches en vue d’une thèse intitulée « Exposer la photographie depuis l’Afrique : une histoire de collectifs (1981-2010) » à l’université Paris-Nanterre, où elle enseigne l’histoire de l’art.
Tatiana Heron est doctorante en philosophie et artiste peintre. Diplômée de l’ENS de Lyon, elle prépare un doctorat à l’Université Panthéon-Sorbonne et termine actuellement un Master en arts plastiques à La Cambre.
Neha Kale est une autrice à succès qui travaille depuis quinze ans à la croisée de l’art, de la culture et des questions de société. Elle publie régulièrement dans de nombreuses revues australiennes et internationales, telles que The Guardian, The Saturday Paper, SBS, The Sydney Morning Herald, ArtReview et Vogue. Elle est l’ancienne rédactrice en chef du magazine VAULT et éditorialiste pour Art Guide Australia. Son premier livre, Foreign Return: On Art and Inhabitation, paraîtra
en septembre 2026 chez NewSouth.
Annabelle Lacour est responsable des collections photographiques au musée du quai Branly-Jacques Chirac depuis 2018. Elle a assuré le commissariat de l’exposition Hoda Afshar, Performer l’invisible (2025), le co-commissariat d’Ouvrir l’album du monde. Photographies 1842-1911 (2023) et de plusieurs expositions autour du prix pour la Photographie au musée Théodore Monod-IFAN à Dakar. Codirectrice de l’ouvrage Mondes photographiques. Histoires des débuts, elle mène des recherches sur les usages de la photographie dans les contextes coloniaux et postcoloniaux, ainsi que sur les pratiques contemporaines qui interrogent l’histoire des regards et des représentations.
Shivanjani Lal est une artiste fidjienne-australienne dont le travail explore le deuil personnel pour témoigner de la perte ancestrale. Ses œuvres récentes s’appuient sur la narration, les objets et la vidéo pour faire revivre les récits oubliés des Girmitiya (travailleurs sous contrat) originaires des océans Indien et Pacifique, notamment à travers le regard des femmes. Son travail s’attache avant tout à transmettre des histoires difficiles avec empathie, sans faire peser la violence de celles-ci sur le public. En 2024, l’artiste a participé au programme de résidence de l’Art Gallery of New South Wales à la Cité internationale des arts de Paris. Son travail est exposé en Australie et à l’international.
Águila Leite vit entre Paris et México. Performeur.euse et auteur.ice diplômé.e de Sciences Po, iel se spécialise dans la performance suite à un travail de recherche sur les danses queer perçues comme micropolitiques de résistance. Son travail porte sur le geste social et ses possibles défigurations. Iel a déjà collaboré avec diverses plateformes (TONO, Rencontres Chorégraphiques de Seine Saint Denis, Théâtre de la Ville de Paris).
Horya Makhlouf est critique d’art, commissaire d’exposition et cofondatrice du collectif Jeunes Critiques d’Art. Diplômée de l’École du Louvre, elle défend la capacité émancipatrice des arts dans la société en croisant différentes approches, empruntées à l’histoire de l’art ou aux sciences sociales. Intéressée par les questions de représentations et le rôle des institutions artistiques, elle a réalisé des travaux de recherche sur l’exposition « Représentations arabes contemporaines » et sur l’artiste Akram Zaatari.
Silvia Naef est spécialiste de l’art moderne dans le monde arabe (19 – 21e siècles). Professeure honoraire à l’Université de Genève, elle enseigne à l’Université de Bâle. Elle est membre fondateur de Manazir, une plateforme de recherche sur les arts de la région MENA et membre de l’ARVIMM (Groupe de recherche sur les Arts Visuels du Maghreb et du Moyen-Orient). Son livre À la recherche d’une modernité arabe, paru en 1996, et traduit en arabe en 2008, doit reparaître en français et en anglais prochainement.
Magali Ohouens est historienne de l’art, spécialisée sur les scènes artistiques et culturelles africaines des 20e et 21e siècles. Elle est actuellement doctorante et chargée de cours en art contemporain du 20e siècle à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Joséphine Pain est une rédactrice indépendante. Elle a étudié l’histoire de l’art et le droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et a développé une passion pour l’art moderne et contemporain. Elle a travaillé pour le Musée Picasso Paris, Christie’s Paris, LUMA Arles et réalise notamment des missions pour Sotheby’s.
Bakul Patki est commissaire d’exposition indépendante et autrice. Au cœur de son travail se trouve la volonté de créer des liens. Elle se passionne pour l’intégration de l’art dans l’espace public, et s’attache à en lever les obstacles physiques, financiers ou symboliques, afin d’élargir sa portée et renforcer son rayonnement. Elle a organisé des expositions à la Somerset House de Londres, au musée des Beaux-Arts de Budapest, au Photo Museum Ireland et à la Biennale de Kochi-Muziris. Elle est la commissaire de « The Gallery », un projet d’art public présentant des œuvres à travers le Royaume-Uni et à l’international.
Michel Poivert est historien de l’art, auteur et commissaire d’exposition. Professeur d’histoire de la photographie à l’Université Panthéon-Sorbonne, ses récentes recherches portent sur la contre-culture dans la photographie contemporaine, à la lumière de questions éthiques et écosophiques (Textuel, 2022). Il dévoile pour Le Grand Tour son talent de romancier avec une œuvre inédite, Chère Obsolescente.
Marziah Rashid est autrice, chercheuse et chargée de communication. Elle travaille actuellement à l’Ishara Art Foundation à Dubaï. Elle a contribué à de nombreuses publications consacrées à l’art au Moyen-Orient, notamment au sein des revues Canvas et Brownbook.
Marisol Rodriguez est écrivaine et commissaire d’exposition au croisement de l’histoire culturelle, de la culture populaire et de l’art contemporain. Elle a été directrice dans les galeries d’art Mor Charpentier (2017-2019) et gb agency (2019-2023), toutes deux à Paris. Elle est titulaire d’un Master en culture, critique et commissariat d’exposition de Central Saint Martins.
Lila Saddoune est designer graphique indépendante. Sa pratique pluridisciplinaire est multilingue : passionnée par la typographie et l’édition, elle est persuadée que la biscripturalité est indispensable pour refléter nos sociétés. Pour Le Grand Tour, elle imagine un glossaire franco-arabe de l’art contemporain, en collaboration avec Nada Majdoub.
Marco Scurati est notre ange gardien vénitien. Il connaît Venise comme sa poche et assure la production de nombreux projets artistiques dans la ville. Sa contribution a été précieuse pour réaliser notre rêve d’installer Le Grand Tour à Venise.
Aymen Tahin est philosophe et historien de l’art spécialiste des pratiques artistiques modernes et contemporaines des mondes arabes. Doctorant et chargé de cours à la Sorbonne, il préconise une approche décoloniale pour penser des récits artistiques et culturels arabes émancipés.
Wilson Tarbox est critique d’art, auteur-contributeur pour Frieze et doctorant en études anglophones et en histoire de l’art à l’Université Paris Nanterre et à l’École du Louvre. Il écrit sur l’art, en anglais et en français, pour des publications telles que Art in America, The Financial Times, ArtNews, The Art Newspaper, L’Humanité, ArtPress, Hyperallergic et Artsy.
Caroline Tesner est historienne et travailleuse de l’art et du spectacle vivant. Elle accompagne la création et le développement de projets culturels au sein d’institutions publiques (Cnap, Centre Pompidou, La Villette) et en tant qu’indépendante. Elle s’intéresse aux pratiques artistiques situées, aux relations entre art et architecture, ainsi qu’aux manières dont les espaces sont traversés et investis collectivement.