Nouvelle vague
ou vague
à l’âme ?
Quelle chance de pouvoir ouvrir ce troisième numéro avec les mots d’Anthony Gardner, dont les réflexions nous accompagnent depuis le lancement de la revue en 2023 ! Professeur à l’université d’Oxford travaillant à la lisière de l’histoire de l’art et des sciences politiques, il est pour nous une référence, un guide dans cette culture biennale, dont il interroge les rouages dans un ouvrage coécrit avec Charles Green en 2016. Pour Le Grand Tour, il revient sur la place accordée à la capitale australienne – où il a grandi – dans la cartographie mondiale de l’art contemporain. Créée en 1973, la Biennale de Sydney, à l’instar d’autres initiatives lancées à cette période, s’est affranchie du modèle historique de Venise pour embrasser ce que Gardner et Green qualifient de « deuxième vague ».
Depuis sa création, la Biennale de Sydney n’a eu de cesse de se réinventer à la lumière des problématiques qui l’ont traversée. Qu’en est-il aujourd’hui, alors que le dérèglement climatique et les résurgences de la colonisation nous imposent de repenser nos manières de consommer l’art contemporain ?
